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100 kilos !

Le 6 novembre 2015, 14:29 dans Humeurs 2

 

Je l'ai écrit ! 
Je suis montée sur ma balance, un matin en petite tenue. Juste pour voir un peu les dégâts.
Parce que j'ai bien senti que j'avais grossi. J'ai bien remarqué que j'étais devenue une boulimique du sucre et du grignotage. 
Je me sentais mal dans mes fringues devenus trop serrés. Mais en fait, c'est moi qui était devenue trop large pour eux, les pauvres... !

Alors je me suis pesée.
Le chiffre 100 s'est affiché sur ma nouvelle balance turquoise. Ma nouvelle balance venait de m'assassiner pour la matinée.
Comment avais-je pu atteindre un poids pareil ? 100 kilos... ça résonne encore dans ma tête. Je n'ai jamais fait un poids pareil. Il se passe donc quelque chose. Je réfléchis, j'analyse, je fais ma propre psychanalyse. Mais je n'ai pas besoin de faire une profonde introspection pour comprendre.
Je n'ai pas le moral. Moi la femme toujours de bonne humeur. Mais comment ça se fait ? 
Je ne sais pas vraiment. Enfin si... le travail que je fais ne me rend pas heureuse ni épanouie. Et ça joue beaucoup tout ça sur mon moral. Quand on rêve de gloire, de carrière et de paillettes depuis sa plus tendre enfance, pour ne pas ressembler à sa mère qui galère à payer les factures et qu'au final, on ne devient pas ce qui nous faisait rêver, ça fait peut-être un peu mal. Un peu mal à la tête, au coeur et au corps.

Alors j'ai bouffé. C'est le mot. 
On mange quand on a faim. Moi j'ai bouffé par peine.

Et les kilos sont apparus. Pour m'emrober de douceurs, de chocolats, de sucres raffinés... pour compenser un moral trop mou.

Mais ce n'est pas tout. J'ai un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Cette charmante glande qui est la base de notre métabolisme et qui gère tellement de choses. 
Cela fait plus d'un mois que je n'ai plus pris mon traitement. Et pourtant, cela est primodial. Ce traitement me permet de réguler mon taux d'hormones et de motiver un peu mon métabolisme de base à brûler des calories. Alors oui les médecins me répètent que je ne vais pas maigrir aussi vite que quelqu'un a qui une thyroïde de compét, mais que c'est néanmoins possible. Ce sera donc un combat à vie. Faire du sport 5X/semaine et diminuer mon quota de calories journalier. Un vrai travail de guerrière !

Mais je ne peux pas me laisser aller comme ça.
Je suis une meuf super drôle, de bonne humeur, qui a la vie devant elle. Je ne peux pas me résoudre à peser 100 kilos et à regarder mon ventre faire la course avec la cellulite. Non ce n'est pas moi cette fille !
Je veux redevenir la femme pulpeuse qui se trouvait sexy même si elle n'affichait pas un joli 38.

Lundi, reprise en main de mon corps devenu inconnu. 

On se motive pour retrouver la pêche? 

Même si les chiffres sur un cadran, n'exprime pas la beauté et le bien-être d'une personne, pour ma santé et ma forme, j'aimerai perdre entre 20 et 30 kilos. 
Je me donne une année pour y arriver. C'est un objectif réaliste. 
30 kilos en moins sur une année c'est dégommer 2,5 kilos par mois à faire partir. Plus réalise que de vouloir le faire en 6 mois. 

Il faut que je tienne !

Mon rdv chez le chirurgien : séance d'info pour la sleeve !

Le 28 mai 2015, 10:03 dans Humeurs 1

 

Driiiiiing mon réveil sonne... il est 7h du mat ! 
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec le chirurgien des "ventres mous", le réparateur des estomacs trop grand ! 
La course matinale commence.
Préparer trois moustiques pour l'école, nettoyer le pipi du chiot fraîchement déposé, ne surtout pas oublier le pic-nic des enfants qui vont devoir s'amuser à la garderie pendant que maman posera des questions sur une opération très importante ! Bref c'est aujourd'hui mon rendez-vous !

Comment je me sens ? 
Un peu stressée. Je n'ai jamais trop aimé les "tête-à-tête" avec les blouses blanches. Je suis vachement intimidée en fait ! Que ce soit avec le pédiatre ou mon gynéco c'est pareil. Enfin presque... mis à part que j'ai la fleur à l'air libre quand même et que dans l'autre cas c'est le zizi des enfants qui est inspecté. Vaut mieux pour eux que pour moi !

Que vais-je dire ? Que va-t-il dire ? Comment commencer mon questionnement ? 

Et puis il y a l'envie d'un changement bien présent et la peur d'être déçue. Peur qu'il me dise NON directement sans hésitation. Peureuse et impatiente. Comme si je voulais un OUI et un changement immédiat ! J'aimerai déjà avoir une date de délivrance. Une date pour un nouveau départ et retrouver mon moi-intérieur ! Mais je vais devoir attendre et ça c'est le plus dur ! 

Tout commencement a un début et voilà le mien. Mon rendez-vous à cette séance d'information à l'hôpital de Charleroi. Un hôpital que je ne connais absolument pas mais dont on m'a fait éloge sur le praticien en question !

Il est exactement 14h lorsque je me présente à l'accueil dans le service des consultations de chirurgie viscérale.
On me fait patienter dans une salle d'attente et je me retrouve entourée d'obèses ! Si je t'assure ! Des gros et des grosses. Non des énoooormes Monsieurs et Madames ! Mais je ne suis pas comme eux quand même ? 
J'ai l'impression de ne pas être à ma place. Je suis même gênée ! Gênée d'être face à eux. Et si ils se disaient comme moi :"m'enfin elle vient faire quoi elle ???". 

Ah oui j'ai oublié de vous dire... je ne me vois pas grosse ! Et quand je regarde les photos de moi en culotte, j'ai l'impression de regarder le corps de quelqu'un d'autre. Alors non je ne me sens pas obèse. Bizarre ? Mais j'ai toujours trouvé que j'étais pulpeuse et pas grosse. Ronde mais sexy. Pas grosse. Pourtant la réalité est évidente. Je le suis.

Après une demi heure d'attente, un mâle charmant en blouse blanche arrive d'un pas assuré et d'une voix envoûtante balance à l'assemblée :"Bonjour, je suis le docteur Mamour, suivez-moi dans une autre salle pour la séance d'informations.".
Mon coeur s'emballe, déjà parce qu'il est vachement canon ce chirurgien et puis je ne m'attendais pas à une séance d'info en collectivité. 

On se retrouve dans une salle de conférence avec projecteur.
Il commence donc à nous parler de l'obésité, le pourquoi, le comment et pour qui. Il nous explique les différentes techniques possibles. Il y a la sleeve et le by pass. 
Ce qu'il dit est clair, limpide et compréhensible. Il éclairci les zones d'ombres et mes doutes ! Il est encore plus charmant et sexy! Quelle prestance ! Enfin je ne suis pas là pour fantasmer sur Docteur Mamour... quoique :-)

Je suis plus décidée que jamais. Je VEUX cette opération!!! Je sais les risques d'une chirurgie mais je sais que ça peut m'aider à démarrer et à construire un nouveau départ ! Je suis euphorique et je m'imagine déjà devenir plus mince !
Et puis là le power point suivant arrive : "Qui peut bénéficier d'une opération de l'obésité?".

- Les patients qui ont un IMC de 40.
- Les patients qui ont un IMC de 35 mais avec comorbidités : hypertension/diabète/apnée du sommeil.
- Les patients qui ont déjà subit une opération mais qui n'a pas fonctionné.

Mon euphorie laisse place à la déception. Je le sais je n'ai pas l'IMC à 40 mais je n'ai pas non plus de problèmes de santé.
Et là on ne peut pas opérer. Le chirurgien est clair. La loi c'est la loi ! 

Mais je compte quand même sur l'entretien individuel dans l'espoir profond d'avoir une petite chance quand même... sait-on jamais !

La séance se termine et nous nous dirigeons vers la salle d'attente initiale. Nous n'attendrons pas longtemps cette fois. 10 minutes par patient, cela est rapide mais il a déjà tout expliqué. Maintenant c'est au cas par cas.

L'infirmière m'appelle soudain. Mon coeur pompe de plus en plus fort. Je suis intimidée par ce chirurgien à la fois charismatique mais accessible et drôle.
Et là, la première question me fait déjà un choc : "Alors, depuis combien de temps êtes vous obèse ?"
Heu... j'ai envie de me retourner pour vérifier qu'il ne parle pas à quelqu'un d'autre parce que je ne vois pas d'obèse dans la pièce. Ah merde, il parle de moi ! Il voit que je suis obèse ? C'est horrible ce terme ! Mais je ne suis pas obèse Monsieur ! 

-"Heu?? Bonne question !"
-" Quand avez-vous commencé à grossir ?"
-"Je pense que cela a commencé à l'adolescence..."
-"Il y a eu un problème ? Un changement quelconque à cette période ?"
-" Non pas que je sache"

Bref il continue ses questions sur ma santé, mes tentatives de régimes, si je grignote, si j'ai du diabète...

Le moment de la pesée arrive. 97,5 kilos. Oh putain j'ai bien grossi ! 
Il me mesure. Et il calcule mon IMC : 38 !
Je suis presque contente... 38 c'est proche de 40 non ? Oui c'est proche mais ce n'est pas 40 ! C'est plus que 35 mais je n'ai pas de diabète et je ne fais pas d'apnée du sommeil. Il est franc et me dit que je ne rentre pas dans les critères légaux. Je suis déçue. Tellement déçue. Il me manque exactement 5,5 kilos pour être prise en charge. C'est tellement peu. Il le sait et me dit que sa porte sera toujours ouverte si il y a du changement. Je comprends bien de quel changement il veut parler.

Nous nous quittons d'un serrement de mains, d'un merci et d'un sourire. 
Il est vraiment top ce mec ! Si un jour on devait me retirer une partie de l'estomac, c'est lui que je veux ! 

Je repars complètement déboussolée. Les questions se bousculent dans ma tête comme à un festival de rock acrobatique. 
Que vais-je faire ? Prendre 5 kilos ?? Ou tenter de maigrir par moi même ENCORE ? 
Prendre 5 kilos ça paraît tellement facile. J'en ai bien pris 30 en quelques années... mais moralement c'est plus compliqué que ça. Consciemment je vais devoir bouffer à m'en rendre malade d'écoeurement psychologiquement. Je vais devoir assumer de porter 5 kilos supplémentaire, affronter le regard de mes amies qui vont me trouver encore plus grosse et qui ne vont pas comprendre ! C'est être grosse vraiment et pour combien de temps ???

Combien de temps va-t-il se passer entre la prise de ces 5 kilos, le rdv avec Docteur Mamour, l'acceptation de mon opération, les visites chez la diététicienne, psy et les analyses sanguines?? Combien de temps vais-je devoir vivre dans l'obésité avec un IMC à 40 ? 

  • Je suis perdue !!! Que dois-je faire ?

 

Je me présente en images... attention ça pique les yeux !

Le 26 mai 2015, 15:44 dans Humeurs 2

 

Je t'avais dit que ça allait te faire mal aux yeux !
Mais comment vous décrire une femme ronde? Mieux vaut ne pas tourner autour du pot et présenter la réalité de la chose !

Voilà au moins tu sais à quoi ressemble un tablier ventral ! Si tu pensais que c'était un bout de tissu pour protéger ton bidou pendant que tu prépares des crèpes... voilà la vérité ! 
Non le tablier ventral c'est le truc dégueulasse qui me sert de ventre ! 
Merci à mes merveilleux bébés ! Ben oui c'est de leur faute quand même ! Je ne suis pas née comme ça !
Je n'ai jamais été plate du tissu cutané mais quand même ! Après tu vas me dire que les montagnes russes dans le dos ce n'est pas de la faute de mes gosses et tu as raison ! 
J'ai bouffé comme une cochonne d'étable 3 étoiles, je le sais bien ! 

En voyant ces images, je me rends compte que ce n'est pas la vision que j'avais de moi ! 
Je pensais être une Miss Xl sexy avec des courbes rondes mais attirantes ! Je me voyais un peu comme une Monica Belluci du Brabant Wallon. Oui rien que ça. Pourtant il a fallut se rendre à l'évidence... il n'y a rien de Belluci en moi... sauf peut-être une petite origine italienne quelque part !

Bon et alors je fais quoi avec ce corps moi ?

Des années à jouer au yoyo parce que des fois je me kiffe (oui en mode Monica) et puis après une vidéo ou une photo de moi me rappelle à l'ordre et me dit "PLUS JAMAIS comme ça, arrête de bouffer" !

Seulement voilà... ce magnifique excédent de peau, ne partira jamais... SAUF avec une chirurgie : l'abdominoplastie.
Je suis désolée mais il est clair qu'aucun sport ne peut retendre une peau étirée, détruite, relachée de cette manière ! Tous les chirurgiens vous le diront !

Mais avant de penser à sauver ma peau... mouhaha tu as vu le jeu de mots de malade ? Il va falloir que je maigrisse! Sinon à quoi cela servirait n'est-ce pas !

Sauf que maigrir quand on est en hypothyroïdie et qu'on aime la bouffe aussi fort que sa vie... c'est pas aussi facile que de l'écrire ! 

Ce qui me pousse à bouffer ? 
La faim parfois.
Mais surtout mon cerveau.
Quand il souffre, quand il se pose des questions existentielles, quand il s'ennuie, quand il est triste, quand il a besoin de réconfort ou de soutien... mon cerveau veut manger quand ça ne va pas! Et surtout, je sais te manger 1kg de chicons ou 2 hamburger à la suite. Comme si mon estomac n'avait pas de fonds.
Alors tu vas me dire que ma vie est bien trop pourrie pour avoir atteind cette forme bizarre... mais non, je suis relativement heureuse mais je ne suis pas épanouie à 100%.

J'ai besoin de trouver le job de mes rêves ou du moins un travail agréable pour lequel j'ai envie de me lever le matin.
Un boulot sympa qui me fait oublier que c'est l'heure du sandwich thon-mayo.

 

Bref, après des semaines de réfléxions... j'ai pris rendez-vous chez un chirurgien.
Demain je vais à une séance d'info concernant la sleeve.
Je sais que ce n'est pas la solution miracle mais j'y vais simplement, dans le but d'avoir des réponses claires sur la pratique, les conditons, le déroulement, le résultat d'une telle opération.
Je sais déjà que je n'ai pas un IMC de 40, ce qui est préconisé pour pouvoir le faire mais il doit me manquer envirer 8 kilos pour l'avoir... !

Parfois je me surprends à rêver d'une silouhette sans dénivelés. Pulpeuse mais linéaire. 
Je vois dans la sleeve, le frein à ma gourmandise et à ma sasiété indomptable. J'y vois un rêve, la fin d'un combat entre quantité et faim.

On se dit à demain??

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